La Bourrée Montagnarde : René ROUQUET nous a quittés.
C’est grâce à René ROQUES qu’il est entré à la BOURREE MONTAGNARDE.
En effet, René ROQUES accordéoniste a rencontré Pierre TORDEIX, qui jouait de la vielle chez les Creusois. Ce duo est entré à la Bourrée Montagnarde en 1958 et répétait à l’école de musique Cabrettes et Cabrettaïres où ils ont fait la connaissance de René ROUQUET, joueur de cabrette.
Tout naturellement, René Roques et Pierre Tordeix amènent René ROUQUET à la Bourrée Montagnarde dans les années 1959/1960.
Une douzaine de musiciens composaient l’orchestre à cette époque : les vielleux Lambert et Pierre Tordeix, le cabrettaïre André Moutarde, l’accordéoniste Monsieur Ley, et un peu plus tard, François Hugon. Jean-Pierre Moulara, puis Jean-Michel Castanié, Philippe Cayrel, Jean-Paul Frenal, Monique Rouquette, Jean-Pierre Roques, Philippe et Sylvie Martin, Régine Raynaldy, Yannick Rousseau…
René Rouquet, dont la moustache barrait le visage, était taiseux à la fois très discret et très présent : il ne manquait pas une répétition ni une sortie, qui à cette époque étaient nombreuses : parfois, deux animations se présentaient dans la même journée, qu’importe, René était toujours là, se déplaçant avec sa mobylette bleue. En le regardant jouer, on avait l’impression que ses doigts ne bougeaient pas et pourtant, la mélodie était parfaitement interprétée…
S’entendant très bien avec René Roques, Pierre Tordeix et Alain Bessières, ils ont formé ce qu’ils ont appelé « le Petit Comité » que Jean Grelat rejoindra quelques temps plus tard : mais, n’entrait pas qui voulait dans ce quatuor ! Il fallait y être « intronisé » ! … Et peu de folkloristes peuvent se targuer d’y avoir été accepté ! Ce fut néanmoins le cas de José Villaret qui deviendra Président du groupe pendant de nombreuses années et de Claude Gabrillagues nommé Vice-Président de la Bourrée Montagnarde quelques temps plus tard.
Que de souvenirs avec ce « Petit Comité » !
A chaque répétition, René avait dans sa boîte à cabrette une bouteille de vin, 4 verres et parfois même un saucisson : c’était alors un bon casse-croûte qu’ils s’offraient tous les 4 !
Lorsque le groupe se déplaçait en France ou à l’étranger, les compères étaient au fond du car et s’en donnaient à cœur joie avec le fromage et le jambon qu’Alain Bessières fournissait, et quelques bouteilles fournies par les 2 René et Pierrot !
Mais René Rouquet, c’était aussi un facteur de cabrette : chez lui, il tournait les pieds de l’instrument, et fabriquait les anches avec patience jusqu’à ce que le son corresponde à la note voulue.
René fabriquait les pieds de cabrette et François Hugon les poches en cuir recouvertes de velours.
René Rouquet c’était également un collectionneur qui arpentait les marchés de Montreuil et de Vanves à l’affût de quelques timbres à acheter ou échanger.
René Rouquet c’est le musicien qui a suivi la Bourrée Montagnarde en Hollande, aux Baléares et au Canada avec son épouse et son fils, qui s’est produit salle Pleyel, qui a accueilli Madame Chirac à Neuilly et qui allait jouer à Lille avec le « Petit Comité », invité par Jean CIBIE, Auvergnat fabricant des phares Cibié, afin de vendre des produits d’Auvergne…
La Bourrée Montagnarde n’oubliera pas René, car son ami l’accordéoniste René Roques a composé en son honneur une valse « l’Orlhaguaise » et une bourrée « la Rouquetouno ».
Fidèle à La Bourrée Montagnarde, René Rouquet a marqué la trentaine d’années pendant lesquelles il est resté au groupe, par sa présence et sa discrétion.
Merci René !