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Auteur/autrice : Blondy PATIENCE

Aveyron–Argentine 1884 – 2024 : Pigüé a 140 ans

« Tout vient à point qui sait attendre » Clément MAROT

C’était, il y a 15 ans ! … un projet de voyage échafaudé avec deux amies, qui n’a pas eu lieu, mais est toujours resté dans ma mémoire… Et puis un jour, une information : un voyage de presque 3 semaines est projeté pour les 140 ans de la fondation de Pigüé en Argentine !

L’occasion est trop belle, je m’inscris (un an à l’avance) et me voici sur la liste des partants le 21 novembre 2024 à destination de Buenos Aires !

Après 14 heures d’avion (eh oui, l’Argentine se mérite !) nous voici débarqués dans la capitale argentine dont nous parcourons dès le lendemain, les différents secteurs où la pauvreté du quartier de la Boca côtoie l’aisance de ceux de Recoleta, Palermo et Belgrano. Très fiers de leurs célébrités, les footballeurs Lionel Messi et Diego Maradona ou encore le pape François, les Argentins les représentent en image ou en figurines grandeur nature aux balcons colorés du quartier de la Boca qui abrite le fameux stade jaune et bleu.

La province de Salta dans le Nord de l’Argentine longe la Cordillère des Andes et nous propose de fabuleux paysages de montagne aux camaïeux de beige, des villages andins, des pistes qui traversent d’impressionnants canyons où les rochers ont été taillés par l’érosion en d’étranges formes.

Dans ce décor de rêve, la France est présente ! En prenant le « Tren a las nubes », le train des nuages, nous montons à 4 220 m d’altitude jusqu’au viaduc de La Polvorilla imaginé par la Société Eiffel…

Le parc national « Los Cardonnes » qui abrite de nombreux mammifères, guanocos, pumas ou renards, où les gauchos, ces fameux paysans qui se déplacent à dos d’âne, surveillent leurs troupeaux de chevaux et de lamas élevés pour la viande et la laine, nous permet de découvrir des cactus de toute taille donc de tous âges : en effet, le cactus dont le bois est utilisé notamment pour la fabrication de charpente, pousse d’1 cm par an ; les plus anciens ont plus de 300 ans.

C’est après une semaine de dépaysement que le bus couchette nous emmène à 600 kms au sud de Buenos Aires à Pigüé dans ce petit coin de terre aveyronnaise, but de notre voyage !

Visite de l’église, flânerie dans les rues qui portent les noms évocateurs de Rodez, Cabanette, Issaly ou encore Gardel (le célèbre chanteur de Tango dont la mère Marie Berthe Gardes était aveyronnaise) et promenade dans le cimetière où de nombreuses tombes affichent des noms français et aveyronnais et dont les mausolées impressionnants témoignent de la réussite de certains immigrés.

L’Association Rouergue-Pigüé nous reçoit chaleureusement pour le diner en partageant un excellent aligot/saucisse, cuisiné dans les règles de l’art : au cours de la soirée et après l’hymne national français, nous entonnons l’hymne aveyronnais « lou Mazuc » en compagnie du groupe « les Amis Voyageurs ».

La présence de l’Alliance Française à Pigüé avec qui nous partagerons le banquet du lendemain soir, prouve à quel point la France est encore présente dans cette ville de 15 000 habitants aux origines françaises et particulièrement aveyronnaises, mais aussi espagnoles et italiennes.

La fête annuelle de la ville se déroule dans l’immense parc «Saint-Côme » où de très nombreux chalands proposent des souvenirs, des vêtements, des spécialités argentines. Ce 4 décembre 2024 est l’occasion pour les paroissiens d’assister à la messe en plein air (c’est le printemps en Argentine et les journées sont déjà chaudes) et de rassembler, comme chaque année, des milliers de personnes venues de toute la région pour consommer cette fameuse omelette géante, clou de la journée.

L’accueil à l’école de Pigüé est incroyable : les enfants habillés en costume traditionnel ont de petits drapeaux tricolores en main et tentent quelques questions en français, leur enseignante prend sa guitare et chante « Mon Aveyron » en notre honneur avant de partir visiter la ferme de descendants d’aveyronnais à une trentaine de kilomètres, ferme sans bâtiments, aux étendues de culture de blé, orge et avoine à perte de vue, dont les milliers de bêtes vivent en totale liberté toute l’année : incomparable à celles que nous pouvons connaître en France !

Mais il faut bien quitter ce petit coin de France car de bien beaux sites nous attendent encore dans la province du Sud, en Patagonie, à El Calafate, la fameuse région du Parc national des glaciers, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981 où les plus fameux, l’Upsala et le Perito Moreno nous surprennent par le bleu à la fois laiteux et intense de leur majesté.

Ne croyez pas que ce site est silencieux : bien au contraire, à cette époque de l’année, le printemps, le glacier qui se forme dans les montagnes à 2000 m d’altitude et se termine à 50 m au-dessus du niveau de la mer, dans le lac Argentin, craque en perdant quelques morceaux de glace ou sous l’effet du soleil, gronde lorsqu’un pan de glace se détache ce qui provoque de belles ondulations et berce le bateau.

Spectacle impressionnant et inoubliable !

Dernière beauté avant le retour en France : les chutes d’Iguazü, qui forment la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay : changement de décor et de temps !

Nous laissons le calme apparent qu’offrent les glaciers aux multiples bleus, pour rejoindre la végétation tropicale exubérante du Nord-Est de l’Argentine que nous découvrons sous une pluie battante.

Le fleuve Iguazü long de 1 320 km s’étire jusqu’à 1.5 kms de large avant de se resserrer et de tomber dans une abrupte faille géologique où il se divise en de nombreux bras, ce qui offrent un spectacle aux couleurs marron-beige, troublé par la bruine et la pluie, à la fois sonore et grandiose !

Le voyage n’aurait pas été complet si nous n’avions assisté à deux spectacles de Tango, danse née au XIXème siècle dans le port de Buenos Aires parmi les immigrants Européens et qui raconte la nostalgie, les amours et les révoltes du peuple argentin, savouré la fameuse viande grillée de bœuf argentin, goûté les « empanadas », petits chaussons fourrés de viande, de fromage ou de légume, apprécié les vins introduits par les jésuites dont le fameux cépage Malbec, découvert le « maté », infusion aux nombreuses vertus, consommée par tous les argentins à longueur de journée, admiré la mer de glace « Salinas Grandes », ces étendues de sel sur 120 kilomètres carrés, visité les villages aux maisons en terre cuite et les cathédrales aux riches décors !

Fabuleux voyage dans un pays immense, coloré et contrasté qui a attiré en 1884 Clément Cabanette d’Ambec (commune de Lassout), François Issaly de Saint-Félix-de-Lunel et 40 familles aveyronnaises qui, fuyants la misère, ont saisi l’opportunité d’acheter des lots d’un kilomètre carré de terre où tout était à faire : cultiver, construire, s’intégrer mais ne pas oublier la terre-mère : la France et… l’Aveyron !

Une nouvelle Payse pour 2025

Comme chaque année à la même époque, la FFATP (Fédération Française des Arts et Traditions Populaires) organise à Massy l‘élection de la Payse de France.
« Payse de France » est un titre décerné à une jeune fille, qui se voit ainsi désignée comme Ambassadrice du folklore français. Elle participe à de nombreuses manifestations, en France ou à l’étranger et véhicule les valeurs de notre folklore.

Cette année pour la 79ème édition, quatre jeunes filles se sont présentées devant nous.

1) Pauline Platet pour le Languedoc
2) Auriane Guitton Auberty pour Le
Limousin (pastourelle de la Corrèze
2024)
3) Loudmilla de Jarmy pour l’Auvergne
(pastourelle du Puy-de-Dôme 2024)
4) Pauline Guchan pour les Landes

Chacune des candidates a pu nous faire découvrir sa région.
Pauline de Béziers, nous a parlé de la danse de la treille qui vient de rentrer au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette danse est dédiée à Bacchus le dieu du vin et de l’ivresse.
Auriane, nous a conté une promenade au fil de l’eau avec sa truite fario. Elle nous a fait voguer depuis le plateau de Millevaches jusqu’à Argentat pour y découvrir les gabares en franchissant plusieurs barrages.
Loudmilla quant à elle, nous a instruits sur des femmes célèbres du Puy-de-Dôme, comme Catherine de Médicis ou plus récemment Claire Chazal.
Et Pauline des Landes, nous a fait une démonstration de chant et instruments de sa région, au 19ème siècle.
Chacune a dû répondre à des questions d’actualité et aucune n’a démérité, mais voilà, il ne faut qu’une payse et une demoiselle d’honneur.
Pour nous faire patienter, en attendant les résultats, le groupe auvergnat, « Lou Baïlero » et le groupe landais « lous Gouyats de l’Adou » nous ont présenté un échantillon de leurs danses.

Pour conclure cette riche après-midi, le classement est annoncé : Pauline Guchan représentant les Landes est élue Payse de France et Auriane demoiselle d’honneur.

Une année pleine de rencontre les attend.

Le BAL de la BM toujours un succès.

Ils étaient nombreux les amoureux de la danse au bal de Noël du mercredi 18 décembre organisé par La Bourrée Montagnarde.
Débutants ou confirmés, jeunes et moins jeunes… ont pu danser bourrées,  valses, polkas etc.. mais également les incontournables danses folkloriques, tous ensemble dans une ambiance festive…
A l’entracte, et pour reprendre des forces, l’aligot, préparé par Alex et Julien, accompagné de la saucisse cuite au Léopard, ont été appréciés
Une très belle soirée de détente.
La présidente Sandrine Brun a remercié tous les participants, les organisateurs de la BM,  les nombreux musiciens sans qui ce bal n’aurait pas lieu !
Sandrine a souhaité un JOYEUX NOËL à tous les danseurs avant de se retrouver en 2025 au QUINE le DIMANCHE 12 JANVIER à 14 h 30 à la GUINGUETTE AUVERGNATE à Villeneuve-Saint-Georges Triage.

C’est l’aube, il est 6 heures et Rungis débouche le Beaujolais Nouveau

Comme chaque année, La Bourrée Montagnarde est honorée de répondre à l’invitation de Michel Soulenq, mais surtout, ravie de partager cet événement mémorable.
Cette année, les grossistes en viande du Marché d’Intérêt National et le Canon Français ont organisé une tablée géante de 600 convives au milieu des carcasses de bœuf.

Imaginez : des centaines de canonniers attablés au petit matin, une table immense qui traverse tout le pavillon, plusieurs viandes différentes à déguster, du vin, des chants, et une ambiance chaleureuse garantie !

La Bourrée Montagnarde anime le restaurant l’Aloyau au son de la cabrette, de la vielle à roue et de l’accordéon.
Pendant que l’aligot file, certains professionnels festoient alors que d’autres se laissent entraîner dans les danses folkloriques du Massif central.

« On est là pour l’ambiance et la viande », confie Jordan, en se resservant une portion d’aligot et un verre de vin, alors qu’il est l’heure du petit-déjeuner.

« Le Beaujolais, ce n’est pas le meilleur des vins, mais avec une bonne viande et des amis, il devient très bon ! » sourit Pauline.
Chacun esquisse quelques pas de danse. L’alcool aidant, l’ambiance est détendue, festive, presque euphorique.
Mais il est 9h, l’heure pour chacun des membres de la BM de quitter son costume de folklore et de commencer une nouvelle journée.

Plaisirs partagés à Saint-Germain-en-Laye

Le vendredi 6 décembre 2024, nous sommes conviés à St-Germain-en-Laye par l’association 5A : Association Authentique des Amis de l’Auvergne et de l’Aveyron, c’est déjà tout un beau programme !
Pour notre plus grand plaisir nous sommes chaleureusement accueillis par des aveyronnais, des auvergnats ou leurs amis fort sympathiques qui finissent leur assemblée générale par un dîner.
Nous commençons à animer leur fin de repas avec quelques danses puis très vite, nos hôtes sont volontaires pour valser et être nos cavalières et cavaliers pour toutes nos danses.
Ceux qui sont déjà danseurs sont ravis des quelques pas de bourrée, les autres apprennent vite et témoignent de beaucoup d’enthousiasme. Leur joie collective et communicative fait plaisir à voir et nos hôtes nous gâtent de spécialités aveyronnaises (pascades et charcuterie notamment) et franciliennes (du brie de Meaux aux truffes au Paris-Brest qui, nous l’apprenons, a été inventé à St-Germain).
Après nous être bien rassasiés, nous dansons de nouveau de plus belle, d’une polka piquée en passant par une danse redécouverte jusqu’à un brise-pied épique où tout le monde rejoint la piste de danse !

Bonne année 2025 !

Al còp que ven !

La Bourrée Montagnarde présente au Centenaire des Pastourelles.

La  Nuit Arverne a célébré cette année le centenaire des pastourelles, avec des musiciens de la Bourrée Montagnarde qui ont participé avec Cabrettes et Cabrettaïres à l’animation folklorique du spectacle présenté par des danseurs de plusieurs groupes folkloriques : bravo à Andréa, Alexandre et Elisa de la Bourrée Montagnarde, pour leur prestation !
108 pastourelles étaient présentes : parmi elles, 7 ont fait ou font toujours partie de La Bourrée Montagnarde.

Nous adressons nos félicitations à Samantha BAYOL pour son titre de pastourelle de la Ligue Auvergnate et du Massif Central 2025 et pastourelle du Cantal, ainsi qu’à Laurie GINESTON pour son titre de Pastourelle de l’Aveyron et 1ère demoiselle d’honneur, sans oublier Camille ROYER, pastourelle de la Haute-Loire, Auriane GIRARD, pastourelle de l’Allier, une première dans l’Histoire de la Ligue Auvergnate et Victoire HOIRET, pastourelle de la Lozère.

Félicitations à la Ligue Auvergnate pour cette grande soirée d’anniversaire qui s’est déroulée le Samedi 14 décembre au pavillon Baltard à Nogent sur Marne.

Centenaire paroisse Saint Louis de Vincennes

En ce samedi 16 novembre 2024 un peu brumeux et frais, nous voilà partis en famille à Saint Mandé, à la paroisse saint Louis de Vincennes, afin de fêter et participer aux célébrations des 100 ans de cette paroisse lors d’une kermesse qui s’est déroulée pendant tout le weekend : ce lieu est bien connu de la Bourrée Montagnarde car c’est notre salle de répétition depuis au moins une quinzaine d’années.
Nous avons pu participer aux diverses conférences sur la réhabilitation du bâtiment, où charpentiers, menuisiers, vitriers et autres branches d’artisans ont œuvré pour que l’on puisse voir et admirer le travail d’antan et faire perdurer le savoir-faire de nos anciens, à travers ce patrimoine classé au titre des Monuments Historiques.
Mais nous venons aussi et surtout, à cette sortie, car notre ambassadrice Madeleine Buisson, fidèle parmi les fidèles autant à la paroisse que dans notre groupe folklorique depuis des années, nous a demandé d’animer cette fête.
Nous voilà, encore en famille : la famille de sang qui est, certes, bien représentée avec ses 9 membres (petit clin d’œil à la cousine Agnès qui aide, chaque année « tata Mado » au stand des fleurs), et la famille BM où chacun se côtoie et apprend de l’autre : nouvelle danse pour certains, un début prometteur pour Julien, un moment de partage, un petit clin d’œil à Jean Pierre, (notre Président d’Honneur ) ainsi qu’à Guillaume, Marie Christine, Nathalie et tous les autres…
Mais c’est aussi un moment de « rigolade » et de convivialité entre tous les danseurs petits et grands, qui ont terminé le spectacle en faisant participer les convives sur une polka piqué et un brise-pied avant de conclure sur un excellent vin chaud offert par la paroisse qui nous a tous bien réchauffé !
Encore merci pour cette sortie qui nous a tous mis en joie, ainsi qu’à la mini photographe du jour !

Excursion à Reims

Après l’effort, le réconfort ! Avec l’Intergroupe 2024 à préparer en plus d’une dizaine de sorties, les douze derniers mois ont été bien remplis pour les membres de la Bourrée Montagnarde. Il était temps de se changer les idées et de se retrouver pour un moment convivial. Adieu éclaircissements de règles et besoins en matériel, ce samedi 9 novembre nous partons dès potron-minet pour Reims !
L’épais brouillard nous cache depuis le car les paysages de la Seine-et-Marne et de la Marne mais il se lève à notre arrivée dans la cité des sacres. La cathédrale est tout naturellement notre première destination.
La visite guidée nous fait revivre l’imaginaire et les symboles mis en récit sur les tympans des portails et les statues, sur les vitraux et les rosaces : de la vie de Marie aux premiers chrétiens de Reims, d’Adam et Eve jusqu’au Jugement dernier. Les siècles se rencontrent sous les croisées d’ogives : le baptême de Clovis, les sacres des rois de France, les ravages de la Grande guerre et la réconciliation franco-allemande.

Après nous être restaurés dans le centre-ville de Reims aux façades Art-Déco, nous reprenons le car pour la seconde étape de notre excursion : Epernay et le champagne Mercier. Le paysage se fait plus vallonné et les vignes chatoient aux couleurs de l’automne. A la maison Mercier c’est une autre histoire, celle du champagne. Inventé au XVIIe siècle par Dom Pérignon à Epernay justement, le « vin des rois et roi des vins » se diffuse dans les salons et les cercles de la bonne société mais reste inaccessible à l’immense majorité de la population… jusqu’au XIXe siècle et Eugène Mercier.

Entrepreneur ingénieux, il faut creuser à 30 mètres de profondeur 18 kilomètres de galerie sur un seul niveau. Température et humidité constantes, manutention réduite, les conditions sont optimales pour la production du champagne. Communicant audacieux, il fait construire un foudre géant qu’un attelage de 24 bœufs emmènera jusqu’à Paris pour l’Exposition universelle de 1889. C’est ce foudre qui accueille les visiteurs contemporains, dont les membres de la Bourrée Montagnarde et leurs amis, et ce sont ces galeries qu’ils visitent dans un petit train, autre brillant coup de com’ d’Eugène Mercier. Après une dégustation de champagne il est temps de reprendre la route. Le temps d’un quizz élaboré par Laurent et Jean-Adrien Roucous, éminents œnologues de l’Imprévu et du Padelou, nous retrouvons la capitale ragaillardis pour douze nouveaux mois de sorties et défis en tout genre !

Le Marché des Pays de l’Aveyron

Les 11, 12 et 13 octobre 2024, date du 24ème marché des Pays de l’Aveyron…
Ces jours-là, Paris-Bercy vole la vedette à New York, Tokyo, Londres et autres, pour
devenir « the place to be » (comme le disent les anglo-saxons) !

Pour la BM, c’est un moment-clé de l’année.
Il faut, tout au long du marché, tenir le stand avec l’incontournable Mado et d’autres volontaires pour faire connaître notre groupe à travers nos costumes, notre répertoire et notre façon de danser.

Il faut aussi, cette année le dimanche, assurer une prestation de danse, et celle-ci,
c’est plus rare, devant nos proches, même s’ils sont éloignés du folklore, et des
inconnus qu’on espère ravis…

Le groupe s’y est organisé pour faire danser tout le monde, petits et grands,
débutants et confirmés, permanents et sur le retour, tous unis et animés de la même flamme : faire connaître et faire vivre notre folklore chéri et promouvoir une activité physique réelle face à un monde de plus en plus virtuel.

Qu’on se le dise, on n’apprend pas la bourrée sur Internet mais auprès d’Alix et de
Marie-Christine, maîtresses de ballet, auprès des danseurs expérimentés et au
contact des musiciens dirigés par Régine qui garantissent un supplément d’âme
qu’un CD ne saurait apporter…

Comme c’est de coutume, nous adaptons notre prestation à l’actualité : ici les Jeux
Olympiques de Paris et les sportifs de nos régions, souvent peu connus mais qui
méritent des hommages… les nôtres en chantant et en dansant !

Al còp que ven !

Paris 2024 : Folkloristes en Bronze et Argent

C’est le dimanche 10 novembre dernier que s’est déroulée la réception des Médailles de la Ville de Paris au sein de la Mairie du XVIème arrondissement.
Cette reconnaissance symbolique, créée en 1911 et attribuée par le Maire/la Mairesse de Paris, récompense “un acte remarquable concernant la capitale”, dont l’engagement bénévole associatif.
Il en existe cinq échelons : Bronze, Argent, Or, Vermeil et Grand Vermeil.  C’est pour cet investissement sans faille que deux membres émérites de la Bourrée Montagnarde ont été décorés : Régine Bonnenfant et Alexandre Restellini. 
Costumés, certains des membres de la Bourrée Montagnarde, étaient présents pour honorer l’événement. 

Dans la somptueuse salle des mariages parquetée et ornée de fresques, Régine Bonnenfant, ignorant tout de cette attribution, fut louée pour son talent d’accordéoniste et son dévouement pour la Bourrée Montagnarde où elle exerce comme chef d’orchestre depuis plus de quarante ans. Son caractère toujours jovial, sa bienveillance et son désir de perpétuer la musicalité des traditions auvergnates, font la fierté de la Bourrée Montagnarde et de sa famille. Régine est, assurément, ce que l’eau est à la vie : indispensable cheville ouvrière qui soutient, entraîne, régénère et dynamise le groupe ! Déjà médaillée de bronze en 2008, elle s’est vue cette fois discernée la prestigieuse médaille d’argent. 

Ce fut ensuite le tour d’Alexandre Restellini, bercé par le rythme du folklore auvergnat depuis sa plus tendre enfance. Dès l’âge de 3 ans, il est costumé et participe au spectacle du groupe. Adulte, sa carrure imposante et son expressivité en font un excellent danseur qui impressionne toujours lorsqu’il tape la bourrée ou exécute la volante. Fiable et consciencieux, Alexandre est présent à toutes les répétitions des mercredis soirs, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. Pour son amour et son engagement au sein de la BM, il fut décoré à l’âge de 38 ans de la Médaille de Bronze de la Ville de Paris. 

Un buffet s’en est suivi dans la pièce attenante, l’occasion de boire une coupe de crémant (ou deux !) et ravir ses papilles de petits fours.
L’occasion aussi, la tentation était grande, de se lancer dans un Tourniquet de Saint-Flour, une Bourrée du Lot et une Montagnarde en n’oubliant pas les plus petits avec la Polka des poutoux.