Musique et Danses au Golf
Toits de chaume et murs comme blanchis à la chaux, parc arboré aux allées fleuries et aux pelouses impeccables, boiseries et poutres apparentes, au loin un château et un moulin à vent, un tel décor de carte postale valait à lui seul de braver les embouteillages du vendredi ! A l’invitation de l’Association Authentique des Amis de l’Auvergne et de l’Aveyron, la Bourrée Montagnarde s’est rendue le 24 mai au golf country club de Fourqueux, près de Saint-Germain-en-Laye. Le soleil leur souriant, danseurs et musiciens ont profité du cadre authentiquement pittoresque, et d’un convive fort serviable, pour prendre quelques photos de groupe et portraits.
Sur la terrasse du restaurant, les musiciens égayent l’apéritif de leurs airs, faisant la rencontre d’Argentins et de leurs amis français. Le hasard fait bien les choses, car Argentine et Aveyron ont en partage plus que leur première lettre mais bel et bien une ville entière, Pigüé, fondée en 1884 par deux Aveyronnais et comptant aujourd’hui 15 000 habitants. Avant de rêver aux horizons du Nouveau Monde, retrouvons la forêt de Marly pour quelques danses parmi les convives. Danseurs et musiciens forment ensuite une haie d’honneur pour accueillir les invités et le banquet annuel de la « 5A » peut commencer.
L’Aveyron et Saint-Germain-en-Laye sont aussi très liés et depuis six ans l’association fait vivre ce lien. Et rien de tel que la musique, les costumes et la danse, pour donner à voir et à entendre les traditions de l’Auvergne ! Mais il n’y a pas mieux que la gastronomie pour resserrer les cœurs et, après quelques bourrées, la Bourrée Montagnarde laisse la place à la Confrérie de l’aligot. Comme l’expliquent ses joyeux érudits, Saint-Germain-en-Laye n’est pas en reste en matière de gastronomie : en son église Saint-Léger est inhumé Guillaume Tirel, dit Taillevent, grand cuisinier du Moyen-Âge qui régala jusqu’au roi et à qui la tradition attribue Le Viandier, le premier livre de cuisine française. Connaissait-il l’aligot, ce « quelque chose » (aliquid en latin), mélange de mie de pain et de tome fraîche servi aux pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par le Rouergue ? Les malicieux lettrés laissent la question en suspens… avant d’introniser chevalier un véritable connaisseur de l’aligot, Laurent Astruc, Aveyronnais, éminent cadre de la police nationale.
Après la théorie et les rappels historiques, place à la pratique ! L’aligot, accompagné d’un suprême de volaille, est servi, puis le dessert, au grand plaisir des convives et des membres de la Bourrée Montagnarde, attention pour laquelle nous remercions chaleureusement les organisateurs. Après la pratique gastronomique, place à la pratique folklorique ! La deuxième partie de notre spectacle se fait en effet plus participative, et l’assistance ne se fait pas prier. Les volontaires, désignés à la couleur de leur pantalon, et de bravaches Normands venus en nombre ne se dérobent pas pour la bourrée du Lot. Pour le Brise-Pieds, c’est tout le public qui nous rejoint et se presse devant les musiciens ravis ! « 5A », ni « Apathique » ni « Assoupi », mais plutôt, nous l’espérons, « A l’Année prochaine ! »