98ème anniversaire de La Bourrée Montagnarde placé sous le signe de la Lozère et des remerciements.
Présidé depuis 3 ans par la lozérienne Sandrine BRUN, il était grand temps pour le groupe folklorique La Bourrée Montagnarde, de mettre à l’honneur ce département qui recèle de nombreuses merveilles et curiosités !
C’est donc samedi 29 mars, que les membres du groupe ont choisi de fêter à leur manière, dans les salons de l’Aveyron, à la fois leur présidente et ce département si discret.
Dès le début d’après-midi, un petit nombre de bénévoles mettent en place la tombola et décorent la salle et les tables avant l’arrivée des convives en début de soirée, sous la direction de la vice-présidente d’honneur du groupe, Martine GASQ et de Régine BONNENFANT, présidente du comité des fêtes. Toutes deux dynamiques, efficaces et très précieuses !
Sandrine BRUN et son vice-président Alexandre RESTELLINI accueillent Madame Josyane DELMAS BOUCHARD qui est honorée ce soir : cette lozérienne très investie à la Ligue Auvergnate et du Massif Central, présidente du jury du prix Arverne est aussi secrétaire de l’association des lozériens de Paris, longtemps présidée par Monsieur BONICEL, présent en compagnie de son épouse et de Madame Cécile ORLIAC, grande amie de la présidente de soirée.
L’apéritif convivial suivi de l’entrée en self-service permettent à chacun de se saluer, d’échanger les dernières nouvelles, pour certains de se retrouver d’une année sur l’autre et pour d’autres de faire connaissance avec le milieu folklorique si familial.
Chacun est à sa place lorsque Sandrine BRUN et Alexandre RESTELLINI présentent Madame DELMAS BOUCHARD : s’en suit un échange sur sa famille lozérienne, son parcours professionnel de bibliothécaire, son chemin de bénévolat au sein des lozériens de Paris et de la Ligue Auvergnate et du Massif Central et son besoin vital de transmettre ses racines lozériennes à ses enfants et petits-enfants.
Un entretien intéressant qui met en exergue la nécessité d’un ancrage dans un territoire, d’avoir de profondes racines pour avancer dans la vie et l’envie de donner du bonheur en se mettant au service des autres.
Le plat bon, copieux et garni est apprécié par tous et c’est au tour de la troupe de se mettre en action. Petits et grands disparaissent dans les coulisses des salons telle une volée de moineaux, pour reparaître en cortège soigné au son de l’accordéon, de la cabrette et de la vielle ; c’est alors que commence une balade découverte de ce département peu connu qu’est la Lozère, bien loin de ce que disent certains :
« Lozère, terre de misère » !
La Lozère, pays d’élevage, pays des sources (437 ruisseaux prennent leur source en Lozère) des eaux chaudes (La Chaldette ou Bagnols-les-Bains) et de l’eau minérale Quézac, introduit la Bourrée des bouteilles, la Lozère pays des « Gabatches » lorsque Javols était la capitale de ce peuple voisin des Arvernes et dont il reste un site archéologique et un musée témoins d’un brillant passé, la Lozère, pays de la Bête du Gévaudan à la sinistre réputation, la Lozère, terre de merveilles abritant la grotte de Dargilan et l’Aven Armand, qui introduisent une bourrée des quilles parfaitement exécutée par les garçons du groupe adultes et enfants ! Un réel plaisir de voir évoluer ces garçonnets qui eux aussi sont fiers de danser autour des petites quilles.
La Lozère est aussi une terre noble, lorsque le connétable Bertrand du GUESCLIN trouve la mort à Châteauneuf-de-Randon et que la baronnie de Mercœur régit Le Malzieu, une terre de chrétienté en donnant naissance à Guillaume de GRIMOARD, 200ème pape sous le nom d’Urbain V qui donna son nom au chemin de randonnée qui traverse le département, et qui permet au groupe de présenter une belle crouzade volante, la Lozère, pays des « Barrabans » dont le chef de file Théophile ROUISSEL a donné son nom à une rue de Paris et enfin la Lozère terre de poètes et notamment de Jean-François VALETTE dont le texte « Mon Clocher » est parfaitement récité par Capucine CAYRON, Alexandre PELAMOURGUES et Elisa RIGAL CLERMON, poésie soulignant à la fois l’humilité et la fierté des lozériens avec le dicton final « Capital ne daigne, Ville ne puis, Nasbinals suis ! ». Ce poème conclut cette promenade en pays de Gévaudan relatée avec brio par Marie-Christine RESTELLINI qui a permis à l’ensemble des folkloristes de transmettre leur plaisir de danser.
Mais ce n’est pas pour autant que le groupe regagne sa place… bien au contraire, car c’est un compliment qui ponctue ce spectacle, ou plutôt un remerciement à l’égard de Stéphanie DALE qui est restée 25 ans maître de ballet au sein du groupe et qui a souhaité passer la main cette année.
Claire BONNENFANT et Alexandre RESTELLINI prennent alors le micro et résument la vie folklorique de Stéphanie : arrivée seule alors qu’elle était jeune étudiante, puis accompagnée de celui qui deviendra son mari, Christian et enfin de ses enfants et de ses parents, tous folkloristes au sein du groupe. 25 années de programmes, de patience, de transmission, 25 années d’une professionnelle de la danse de salon au service de la danse des campagnes, 25 années de bénévolat qui ont permis à tous de progresser et de se produire dans les plus belles salles parisiennes (la Cigale et le Casino de Paris), sans compter les émissions de télévision « Got to Dance » et « La France a un Incroyable Talent » : un remerciement appuyé avec le trophée souvenir qui lui est remis en présence de sa famille de sang et de sa famille folklorique !
Il est grand temps pour les convives de se lever pour danser avec Régine RAYNALDY et son orchestre de fidèles musiciens ; une petite pensée pour Gérard BONNENFANT, en convalescence pour rupture du tendon d’Achille, momentanément remplacé par Yannick ROUSSEAU. Mais bientôt, la danse est interrompue car il est temps de mettre à l’honneur une jeune fille dont on peut dire que « la valeur n’attend point le nombre des années ».
Sandrine BRUN s’entoure du président d’honneur du groupe, Jean-Pierre VIC qui, à son tour, appelle, Thierry BORREL, lozérien d’Aumont Aubrac, venu avec son épouse Sophie, vice-président de la Ligue Auvergnate et du Massif Central et Président d’honneur du groupe de la Bourrée de Paris, qui fête son centenaire le 13 juin prochain sur la scène du Théâtre Edouard VII à Paris, la « Maison Mère », comme le dit Gérard, groupe duquel est issue La Bourrée Montagnarde.
Jean-Pierre dresse le portrait d’Alix ROUSSEAU, 33 ans, toute surprise d’être appelée : issue d’une grande famille de folkloristes, Alix est en effet la petite-fille de feue Yolande PROST, très investie au sein des associations folkloriques et notamment de la Fédération Nationale du Folklore Français, (devenue depuis Fédération Française des Arts et Traditions Populaires) et fille de Catherine, longtemps danseuse, désormais vielleuse et Yannick ROUSSEAU, président de Cabrettes et Cabrettaïres, filiale de la Ligue Auvergnate et du Massif Central.
Jean-Pierre énumère son parcours professionnel : Alix est titulaire de plusieurs diplômes
et formations spécifiques à la couture et en particulier une formation à la lingerie, corseterie balnéaire et en a fait son métier, son parcours folklorique : membre de la Bourrée Montagnarde depuis 30 ans, Pastourelle de la Ligue Auvergnate et du Massif Central et Pastourelle du Cantal en 2014, et son parcours au sein du groupe folklorique : Alix s’investit dans la communication par la mise à jour du site Internet, la diffusion de la Newsletter bi-trimestrielle, la création d’affiches et autres supports publicitaires, la confection de tabliers, coiffes et récemment d’un costume folklorique, ainsi que son parcours musical : Alix joue de la vielle depuis une dizaine d’années ce qui lui a permis de participer en 2022 à l’enregistrement du CD du groupe, « résonnances » et prend des cours d’accordéon diatonique. Pour finir, Alix a récemment pris le poste de « Maître de ballet » laissé vacant par Stéphanie Dale, tâche qu’elle assume consciencieusement.
Tout cet investissement bénévole est couronné par l’attribution de la médaille de Chevalier du Mérite amicaliste décernée, au nom de la Ligue Auvergnate et du Massif Central par Thierry BORREL. Le mot de la fin appartient à Jean-Pierre qui précise à Alix, entourée de ses parents Catherine et Yannick, que son oncle et sa tante Roger et Nicole MALARET, inscrits à la soirée, mais empêchés au dernier moment, l’accompagnent et l’entourent par la pensée !
La soirée avance à grand pas, et il est bientôt temps de recouvrer le tandem des frères RESTELLINI Guillaume et Alexandre qui, comme chaque année, annoncent la tombola avec humour, remercient les généreux donateurs, qu’ils soient du Pays ou parisiens, qui ont, cette année encore, été nombreux à encourager La Bourrée Montagnarde en répondant à son appel à garnir la tombola !
L’orchestre reprend ses droits et la piste est bientôt envahie de convives qui se trémoussent avec un réel plaisir, pendant que certains repartent les bras chargés, heureux de cette soirée conviviale où ils ont été accueillis comme dans une famille !
A 2026 pour le 99ème anniversaire… le centenaire approche aussi…




